C’est lundi ! Donc, nouvel épisode de “C’est lundi, que lisez-vous”

Mais qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un rendez-vous inspiré de “It’s Monday, What are you reading ?” du blog One Person’s Journey Through a World of Books.

Chaque lundi, quelques dizaines de blogueurs répondent à trois questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

Actuellement, les articles de tous les blogueurs participant à ce mouvement sont récapitulés sur le blog I Believe in Pixie Dust. C’est l’occasion de découvrir des personnes et des livres de tous horizons !

C’est parti :

 

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Comme annoncé dans le dernier épisode, j’ai terminé le roman auto-édité Il aura fallu une seconde” d’Anne-Sylvie Pinel. La 4e de couverture annonce une plume légère pour un propos profond. Pour la plume légère, je suis d’accord. L’histoire est sympathique, tout à fait dans la mouvance feel-good, mais je n’ai pas réussi à m’enthousiasmer pour le style de l’écriture, un peu trop familier, avec des dialogues en langage parlé et beaucoup de mots “jeunes” (et pourtant je ne suis pas vieille !). Mais si on aime ce genre de récit, le contrat est rempli !

Pour ce qui est du propos profond, l’histoire aborde bien sûr des sujets importants : la connaissance et l’affirmation de soi, le fait de mener une vie en harmonie avec notre être et nos valeurs. Cependant, j’ai un peu de peine avec ces histoires où chaque élément, chaque personnage est prétexte à une leçon de développement personnel. Même le personnage principal de l’histoire est une adepte du développement personnel affirmée comme telle. Je n’ai rien contre le développement personnel en soi, mais j’apprécierais un peu plus de subtilité dans son intégration à un roman. (Peut-être suis-je un peu trop exigeante…)

Bref, vous l’aurez compris, c’est un livre plutôt sympathique, à lire pour se détendre sans trop en attendre du point de vue littéraire.

Résumé : La vie de Léa bascule «en une seconde» lorsqu’elle se retrouve sans compagnon, sans appartement et sans job. Un ami lui propose son logement alors qu’il est absent, mais Léa découvre qu’elle devra le partager avec Carmen, une jeune femme danseuse de French Cancan, exubérante et qui collectionne les hommes après une grosse blessure amoureuse. Les deux filles sont très différentes et vont se tirer vers le haut. Léa aidera Carmen a reprendre sa vie en main pour entrevoir la guérison du cœur. Carmen aidera Léa a se désinhiber et à trouver sa juste voie : une activité professionnelle en lien avec ses aspirations profondes et un célibat momentané et choisi pour se laisser l’espace de s’épanouir.

 

Très différent du précédent, voilà une plume émouvante, un absolu coup de cœur de ces derniers temps : “Laure du bout du monde” de Pierre Magnan !

Un livre que mon père m’a mis entre les mains en me disant, “Tiens, ça sera bien pour ta bibliothérapie”… Et il avait tout à fait raison ! Voici un livre lumineux sur l’amour (ou le désamour) sous toutes ses formes : l’amour de soi, l’amour des parents, des proches, la découverte des relations homme-femme, l’amour de la beauté, l’amour de la vie tout court. Un livre qui fait du bien par l’espoir que dégage l’héroïne et son amour inébranlable pour tout ce qu’elle rencontre.

Résumé : Laure naît dans le petit village d’Eourre, au sein d’une nature sauvage, au milieu du 20e siècle. Une mère qui la rejette dès sa naissance, un grand frère qui la déteste tout autant, un grand-père aimant mais qui la considère comme le deuxième homme de la famille car le père boit… A cinq ans, elle va garder le troupeau de moutons sur les pentes raides du domaine familial. Et pourtant, ce petit être, né tellement prématuré qu’il n’aurait pas dû vivre, fait preuve d’un immense amour de la vie, d’une lumière intérieure qui lui permettra de traverser la condition rude des paysans son époque sans se laisser abattre. Très vite, Laure apprend à lire et se révèle fine et intelligente, à l’inverse de ses parents. Heureusement quelques personnes sensibles à son aura lui donneront sa chance…

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  C'est lundi, que lisez-vous ? #13

2. Que suis-je entrain de lire en ce moment ?

Vous le savez peut-être si vous avez lu mon petit “à propos”, je suis également enseignante de méditation selon la tradition tibétaine. J’aime donc bien lire de temps en temps des livres en lien avec le bouddhisme, même si j’en lis aujourd’hui beaucoup moins que dans les premières années de ma découverte de cette spiritualité. Alors, quand une amie de ma mère m’a conseillé le livre suivant, j’ai ri car l’auteur n’est autre que le lama tibétain avec qui j’ai fait ma première retraite de méditation il y a déjà presque vingt ans. Ce tibétain né au Népal n’a que quatre ans de plus que moi, et je me souviens avoir été totalement bluffée par sa sagesse, du haut de mes vingt-trois ans à l’époque !

Je suis donc en train de lire avec plaisir “Pour l’amour du monde : les pérégrinations d’un moine bouddhiste” de Yongey Mingyour Rinpotché. Si vous vous intéressez à la méditation, je vous conseille également ses autres livres, tout à fait adaptés et pertinents pour notre esprit occidental (je parle de l’un d’eux tout à la fin de cet article sur l’avenir de la méditation).

Résumé : Héritier d’une longue lignée de maîtres spirituels, Mingyour Rinpotché décide de suivre l’exemple de certains des plus fameux pratiquants du Tibet et de partir en retraite itinérante. Jouissant d’une bonne renommée, responsable d’un monastère, il doit planifier son départ en cachette car il s’agit de retrouver l’anonymat et de vivre incognito comme n’importe quel mendiant des rues. L’occasion de pratiquer le dénuement, le renoncement et de réaliser la nature illusoire des phénomènes, y compris du soi, comme l’enseigne le bouddhisme. Mais passer d’une vie tout confort, avec assistants qui se chargent de tout, à une vie sans attache, où il s’agit de dormir par terre au milieu des plus pauvres, n’est pas aussi facile que prévu. Mingyour Rinpotché nous conte son aventure avec beaucoup de sincérité et d’humour, saisissant l’occasion de nous transmettre les enseignements les plus précieux de sa tradition au fur et à mesure qu’il les applique à sa situation souvent difficile à gérer (il frôlera d’ailleurs la mort). Finalement, sa retraite durera quatre ans, quatre ans d’errance durant lesquels son entourage est resté sans nouvelles de lui. A titre personnel, je m’en souviens très bien car mon propre maître tibétain nous en parlait souvent, Mingyour Rinpotché étant un de ses amis…

 

 

3. Que vais-je lire ensuite ?

Voilà un roman que j’ai acheté pour ma bibliothèque et dont je n’ai lu que des éloges : “Dans la forêt” de Jean Hegland. En tant que bibliothécaire, j’essaie de lire le plus de romans possible parmi ceux que j’achète, histoire de pouvoir les conseillers à mes lecteurs. Bien sûr, et même si je lis beaucoup, difficile de suivre toutes les nouveautés, mais j’essaie !

Ce livre, qui a mis plus de vingt ans à être traduit en français malgré son succès dans le monde entier, semble être un récit d’anticipation qui répond à une question d’actualité : comment se débrouiller si le monde et la société tels que nous les connaissons s’écroulaient… A suivre dans le prochain article “C’est lundi” !

 

 

Et vous ?

Que lisez-vous en ce moment ? Partagez vos lecture dans les commentaires 🙂

Retrouvez l’épisode précédent de “C’est lundi…” en cliquant ici.

 

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