En ces temps de prise de conscience environnementale, nous sommes tous appelés à étudier nos modes de consommation, notre dépense énergétique, notre empreinte écologique, afin de prendre soin de notre planète…

Alors, vous qui êtes de (grands) lecteurs, vous vous êtes peut-être demandé quel était l’impact climatique de votre passion dévorante pour les livres !?

Faut-il privilégier le format papier pour ne pas dépenser d’énormes quantités d’énergie dans des centres de données qui gèrent les quantités astronomiques de données nécessaires à notre consommation digitale ? Ou faut-il au contraire privilégier la liseuse numérique pour sauver nos forêts déjà bien mises à mal par toutes sortes de facteurs ? Livre papier ou livre numérique

Dans cet article, nous allons parler forêts asiatiques, manque de transparence de l’édition Jeunesse en France, tabou du recyclage des livres, bilan carbone des liseuses, et divers autres points qui vous aideront à vous faire votre propre idée !

 

1. Le livre papier : le problème des forêts et de l’impression

A l’origine de nos livres au format papier se trouvent des forêts. Ça, nous le savons tous déjà, mais nous sommes-nous déjà demandé ce que cela impliquait ? Sachant que le papier représente 70% de l’impact environnemental d’un livre, le sujet est important !

Le papier est fabriqué à partir de fibres de cellulose issue de l’exploitation du bois forestier : près de 40% du bois commercialisé dans le monde est utilisé pour la fabrication de papier ! C’est énorme, même si le papier destiné à la fabrication de livres n’est qu’une fraction de cette masse : 2.5 des 8.9 millions des tonnes de papiers et cartons utilisés en France selon le bilan 2017 de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

A notre époque où tout est mondialisé, les marchés de la pâte à papier et de l’impression de livres ne font pas exception. Le problème se pose lorsque certains pays ne respectent pas les normes en vigueur en terme de déforestation, de mise en danger d’écosystèmes importants comme les tourbières ou les forêts primaires, d’exploitation industrielle polluante et parfois illégale, etc. Et c’est aux éditeurs que revient la responsabilité de choisir des fournisseurs de papier et les imprimeurs dont l’impact écologique est convenable et vérifié.

 

Deforestation pour la production de papier

 

Le manque de transparence de l’édition Jeunesse en France…

En 2018, le WWF publiait une étude sur l’édition française des livres Jeunesse. En effet, l’édition Jeunesse française est en plein essor et plus de 50% du volume total de ces livres sont imprimés en Asie. Selon cette étude, « sur le marché français, le volume des titres imprimés à l’étranger est en augmentation et représentait 40 % du total en nombre de titres en 2015, l’Asie représentant en moyenne près de 25 000 tonnes de livres importés, principalement pour le secteur Jeunesse. »

Le problème dans tout ça ? Cette production à l’étranger, et surtout en Asie, n’est pas du tout transparente et contrôlée… Toujours selon le rapport du WWF, basé sur les mentions obligatoires qui doivent figurer sur chaque livre :

  • La qualité du papier et des encres est inconnue dans 90% des livres étudiés, les imprimeurs sont inconnus ou non-certifiés dans 63% des cas, et la mention obligatoire du nom de l’imprimeur n’est présente que sur 43% des livres.
  • L’incitation au recyclage (nous y reviendrons plus bas) est absente dans 90% des cas.

Autres problèmes soulignés par le WWF :

  • La grande majorité des livres semble fabriqués à partir de fibres vierges, alors que l’utilisation de papier recyclé est possible.
  • Seul l’éditeur Nathan développe l’écoconception d’une partie de ses livres, notamment grâce à la certification FSC qui garantit une gestion durable des forêts. Cela veut dire que les autres éditeurs français présents dans l’étude ne contrôlent pas les aléas du marché asiatique du papier.
  • Une partie du papier utilisé provient de plantations industrielles. Et qui dit exploitation industrielle dit menaces environnementales, utilisation de produits polluants, etc. A noter également que l’espace nécessaire à ces plantations récentes est souvent dégagé par destruction de milieux cruciaux pour notre planète tels que les forêts primaires victimes de déforestation ou les tourbières.

On comprend donc que le problème est multiple : manque d’information du consommateur, manque de certification qui réduit les risques environnementaux, délocalisation de plus en plus massive de la fabrication et de l’impression vers des pays ne respectant pas les normes de protection de l’environnement. Certains éditeurs s’engagent évidemment vers plus de transparence et de traçabilité, mais beaucoup des grands groupes dont nous consommons les livres en masse ne le font pas !

Bien sûr, cette étude du WWF ne concerne que l’édition Jeunesse et une sélection de livres, et il semble que le tableau ne soit pas toujours si noir. Et si on sort de la sphère française et qu’on regarde chez les voisins, les efforts sont bien plus visibles ! Le grand groupe d’édition allemand Random House par exemple s’est fixé un objectif de 100 % de papier recyclé ou certifié FSC. C’est donc possible de faire mieux.

 

Quand le recyclage est un sujet tabou…

Beaucoup d’ouvrages neufs ou usagés sont mis au pilon, soit parce qu’ils sont retirés du commerce sans avoir été vendus, soit par des particuliers qui s’en séparent. Alors, quid de leur recyclage ?

J’ai été étonnée d’apprendre que c’était un sujet tabou chez les éditeurs… Et que la mention de la possibilité de recycler le papier manque cruellement sur les livres. Peut-être parce que parler du recyclage mettrait le doigt sur la production en masse de livres à courte de durée de vie comme dans l’édition Jeunesse ? Pourtant, c’est tout de même 25% de la production annuelle qui passe au pilon. Une partie est recyclée, bien sûr, mais n’y aurait-il pas moyen de mieux gérer cette masse de livres produite pour rien ?

Recyclage des livres mis au pilon

Les librairies traditionnelles semblent mieux gérer leur stock avec 22% de taux de retour en 2018, contre 25,4 % pour les grandes surfaces culturelles et 29 % pour les hypermarchés. C’est en partie un question de volonté puisque certaines petites librairies arrivent à faire baisser leur taux jusqu’à 4.9% ! Certains éditeurs comme Rue de l’échiquier ont décidé de ne plus envoyer un seul livre au pilon et organisent des journées « braderie » en proposant ces livres pour quelques euros. Une opération qui n’est pas rentable économiquement, mais qui l’est sûrement plus écologiquement.

Chez les particuliers également, les livres continuent d’être jetés, alors qu’avec une bonne information du lecteur, le recyclage pourrait être systématisé et le papier réutilisé pour produire de nouveaux livres, moyennant quelques manipulations (arrachage de la couverture, massicotage du dos pour éliminer la colle, etc.).

Concernant la production des livres neufs, le papier recyclé ne représentait que 2 % des tonnages consommés en 2016, contre 3 % en 2012. Evidemment, se fournir en papier recyclé à l’étranger n’a pas beaucoup de sens à cause du bilan carbone défavorable du transport. Et le seul groupe papetier français spécialisé dans la production de papier recyclé de qualité suffisante pour produire des livres a été mis en redressement judiciaire en 2019… Alors comment faire mieux ? Un vrai casse-tête !

A noter également que le prix du papier recyclé est plus élevé, ce qui refroidit les éditeurs. Ce papier est également de moins bonne qualité : l’idéal serait un mélange de fibres recyclées et de fibres vierges. L’utilisation de fibres vierges étant de toute façon nécessaire car le recyclage n’est pas possible à l’infini… D’où l’importance de la production de fibres vierges respectueuse de l’environnement. Selon l’Agence de la transition écologique, « le bilan carbone de la pâte vierge serait même meilleur, après prise en compte de la récupération d’énergie dans les usines, plus efficace que dans le recyclé. »

 

L’impression à la demande est-elle l’avenir du livre ?

Concernant la fabrication du livre, il existe un label français, Imprim’Vert, qui permet de réguler : impact écologique du livre papier ou électronique

  • l’élimination conforme des déchets dangereux
  • la sécurisation des stockages des déchets dangereux
  • la non-utilisation de produits toxiques
  • la sensibilisation du personnel à l’environnement
  • le suivi de la consommation d’énergie

Fabriquer de manière plus écologique c’est bien, mais ne pas fabriquer ce qui n’est pas nécessaire, c’est encore mieux ! Comme nous l’avons vu ci-dessus, le nombre de livres qui partent au pilon chaque année est impressionnant, et même s’ils sont recyclés, le mieux serait encore de ne pas les produire du tout !

Aujourd’hui, l’impression numérique permet de faire de petits tirages pour mieux ajuster la production à la vente. Entre 2006 et 2017,  l’écart entre impressions et ventes a pu être réduit de 41% ! Certains projettent même de développer des presses numériques à installer directement en librairie afin que l’impression se fasse vraiment à la demande de l’acheteur. Le projet Orséry est malheureusement mort très rapidement faute d’avoir réussi à gagner la confiance des groupes d’édition. Heureusement, le projet Gunterberg One a pris la relève, avec l’ambition de déployer un réseau de 250 automates-imprimeurs partout en France d’ici 2025.

 

Et encore… à prendre en compte dans le bilan énergétique

transport par container depuis l'Asie

Evidemment, il reste la distribution du livre qui représente 19% des émissions de gaz à effet de serre selon le bilan carbone d’Hachette Livre en 2015, dont une partie pour le transport et une partie pour les consommables (palettes, cartons, etc.). Bien sûr, mieux vaut des livres produits localement en France plutôt qu’une délocalisation en Asie comme nous l’avons vu ci-dessus ! Sinon, vive la pollution engendrée par les bateaux porte-conteneurs qui (le saviez-vous ?) utilisent l’un des carburants les plus sales au monde

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Interview de la bibliothérapeute Katy Roy (3e épisode du podcast)

 

Comment améliorer notre empreinte écologique en tant que lecteurs de livres papier ?

Nous voyons donc que le bilan écologique de nos livres au format papier dépend de plusieurs choses : la provenance et la qualité du papier, l’impression, la gestion des stocks, le transport notamment. Alors, que pouvons-nous faire en tant que lecteurs pour diminuer l’empreinte écologique de nos lectures ? Voici quelques conseils :

  • Evitez d’acheter des livres imprimés en Asie si vous n’avez pas la garantie d’une production respectueuse de l’environnement (bon, ce n’est pas toujours facile si vous voulez absolument lire tel ou tel titre, et si vous craquez, vous consommerez en conscience de tout ce que votre livre a traversé pour arriver jusqu’à vous !)
  • Questionnez le libraire ou l’éditeur sur la conception du livre : papier recyclé, certification, encre écologique, etc. Plus le consommateur demande, plus il y a de chance que les éditeurs se réveillent !
  • Ne jetez pas votre livre ! Donnez-lui une seconde vie en le passant plus loin (connaissez-vous Recyclivre qui vient gratuitement chercher vos livres dans toute la France ?), ou recyclez-le s’il ne contient pas de plastique ou d’autres matières posant problème.

 

Maintenant que nous avons passé en revue les différents facteurs qui entrent en jeu dans le bilan écologique d’un livre papier, regardons ce qu’il en est du livre numérique…

 

2. Le livre numérique : un pas vers la réduction de notre consommation énergétique ?

Notre consommation numérique a-t-elle un impact écologique ? Oui, évidemment. Selon les SIG, « le marché numérique serait responsable de 3,7 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, et cette part pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre 8 % du total, soit la part actuelle des émissions automobiles. La hausse de consommation actuelle avoisine 10 % par an, avec pour conséquence une tension sur la production électrique et une surabondance d’équipements numériques. »

Souvent, on pense que la transition vers le numérique permet de réduire notre consommation d’énergie, mais c’est tout le contraire qui se produit… Alors, fabriquer un bon vieux livre papier est-il toujours plus écologique que le livre dématérialisé que nous lisons sur un appareil électronique ?

Livres numériques ou électroniques

 

Comme pour le livre papier, les facteurs à prendre en compte pour le livre numérique sont divers :

➡️ Le fichier lui-même : celui que vous achetez ou que vous louez sur une plateforme, a un impact négligeable. Il est en général de taille limitée et l’énergie nécessaire pour le stocker est bien plus réduite que celle qu’il faut pour produire un livre papier. Même si le trafic de données compte pour 55% de l’impact énergétique du numérique, ce trafic est dominé à 80% par la vidéo, et votre petit fichier de livre numérique ne fait pas le poids.

➡️ La liseuse et sa fabrication : c’est là où les problèmes commencent !

 

Liseuse, smartphone, ordinateur : quand leur fabrication est une catastrophe écologique

Quel que soit l’appareil sur lequel vous lisez votre livre numérique, sachez que les ressources nécessaires à sa fabrication sont conséquentes : eau, métaux et terres rares, plastique, etc. Dans le cycle de vie de nos appareils, cette fabrication est l’étape qui demande le plus d’énergie. A noter qu’une liseuse est moins gourmande que tous les autres appareils (smartphone, ordinateur, tablette) et moins consommatrice d’électricité pour son fonctionnement.

Selon Greenpeace, « Toute la chaîne de fabrication de ces équipements carbure aux énergies fossiles : l’extraction des composants et leur transport, la fabrication des pièces détachées et leur transport, l’assemblage du produit fini puis son transport jusqu’au pays de distribution. Un smartphone requiert des dizaines de métaux, en provenance du monde entier : du tantale congolais, du lithium bolivien, de l’or australien, des terres rares chinoises. Dans l’ère numérique, paradoxalement, plus on dématérialise, plus on utilise de matière. »

Selon Wikipédia, il faut « 50 à 350 fois leur poids en matières pour produire des appareils électriques à forte composante électronique, soit par exemple 800 kg pour un ordinateur portable« . Et un certain nombre des composants de nos appareils sont jugés « matières premières critiques » par la Commission européenne, ce qui implique des enjeux divers, notamment géostratégiques, sociaux, sanitaires, énergétiques et environnementaux. Concernant le volet écologique, l’extraction de ces métaux rares se fait souvent dans des pays pauvres, dans des mines qui détruisent et polluent l’environnement alentour, et qui mettent en danger la santé des populations locales.

 

1 livre papier = 40 livres numériques !!

Une fois notre liseuse achetée, il faut encore la rentabiliser ! Selon des chercheurs de l’Institut royal de technologie de Stockholm, il faudrait lire 40 livres numériques sur une liseuse pour que ses émissions de CO2 par livre soient équivalentes à celles d’un livre papier. Et si le livre papier est lu par deux personnes, vous pouvez doubler le nombre de livres électroniques, soit 80 ! Du côté de l’impact sur le changement climatique, de l’utilisation des ressources, de l’écotoxicité, etc. il faut monter à une trentaine de livres. Par contre, en ce qui concerne l’impact sur la couche d’ozone, il faut 80 livres, 200 pour l’acidification de l’air, et environ 400 pour la pollution de l’eau ! Bref, vous avez intérêt à lire beaucoup pour que votre liseuse fasse le poids face à la version papier !!

La conclusion des chercheurs suédois ? Pour améliorer l’impact environnemental de votre liseuse, il faudrait : Liseuse de livre numérique

  • choisir un modèle efficient dans sa consommation d’énergie et fabriqué avec le moins possible de substances toxiques et rares
  • l’utiliser fréquemment
  • prolonger sa durée de vie au maximum
  • s’en débarrasser de la bonne manière (la faire recycler !)

 

Alors, quel est le plus écologique : un livre papier ou un livre électronique ?

Bon, si vous avez lu cet article jusqu’ici, vous avez compris que… ça dépend !

Oui, c’est une réponse frustrante, mais les facteurs entrant en jeu sont tellement nombreux qu’il est difficile de répondre de manière tranchée. Pour comparer deux produits si différents, il faut tenir compte des diverses étapes de leur production : l’extraction des matières premières, la génération des matériaux, le transport, le traitement de l’objet à la fin de sa vie, comme le mentionne Jean-François Ménard. Il semble que diverses études tentant de répondre à la question « Qui du livre papier ou de la liseuse est le moins nocif pour l’environnement ? » soient arrivées à des conclusions contradictoires…

Prenez le livre papier : si vous le passez à votre conjoint ou à votre amie qui le lit après vous, hop, son impact écologique est réduit de moitié ! Vive les bibliothèques qui permettent à un seul livre de faire le bonheur de multiples lecteurs. Par contre, si vous achetez des tas de livres papier car vous ne pouvez résister à la tentation une fois entré en librairie, mais que vous n’en lisez qu’une fraction et que vous les empilez dans votre bibliothèque, les ressources énergétiques utilisées pour leur fabrication auront été gaspillées…

Finalement, quel que soit le support de lecture, tout est question de cycle de vie et d’usages du livre. C’est vrai pour le papier, mais c’est aussi vrai pour le numérique : si vous utilisez votre liseuse ou votre smartphone jusqu’à ce qu’il meurt de sa belle mort, vous aurez largement contribué à réduire son impact écologique. Si vous changez d’appareil chaque année pour le dernier modèle, pas besoin de vous faire un dessin… Une recherche de l’Institut de technologie de Rochester arrive à la conclusion que « pour 60 livres lus par an, un Kindle est plus vert… sauf si la liseuse est comparée à un livre papier qui circule entre plusieurs mains, comme un livre de bibliothèque« . Autant dire qu’il faut être bon lecteur pour arriver à lire autant de livres par an !

Concernant les émissions de CO2, une étude menée par Cleantech estime qu’un livre papier génère 7,46 kg de CO2, tandis qu’une tablette de type Kindle émet 168 kg de CO2 au cours de sa durée de vie. Il faudrait donc 22 livres lus sur la liseuse pour qu’elle deviennent plus écologique en terme d’émission de CO2. Cependant, une autre étude de Carbone 4 propose une empreinte carbone de 1,3kg d’équivalent CO2 pour un livre papier et de 235kg pour une liseuse… On passe à 180 livres ! Difficile de savoir qui a raison…

 

empreinte écologique du livre papier et numérique

 

Finalement, ces deux supports de lecture ont surtout des effets négatifs différents. Le livre papier va principalement impacter l’utilisation des terres, la gestion de la forêt et les ressources en eau. Le livre numérique va, lui, impliquer l’extraction de métaux et les problèmes environnementaux et sociaux qui en découlent.

Au-delà de l’aspect écologique, vous ferez peut-être le choix de la lecture sur papier ou au format numérique en vous basant sur d’autres critères ! La liseuse Kindle ou autres lecteurs numériques ont l’avantage d’une immense capacité de stockage et lire à l’écran est de plus en plus agréable grâce à l’encre électronique. C’est aussi l’occasion de donner une chance aux nombreux auteurs ayant choisi l’auto-édition dont vous pouvez trouver les ouvrages pour peu cher sur les diverses plateformes de vente de livres numériques.

Pour certains cependant, l’expérience de lecture sur papier est inégalable, et tant pis s’il faut porter plus lourd lorsqu’on part en vacances !

 

 

PS : pour écrire cet article, n’étant pas une professionnelle du sujet, je me suis basée sur cet article de Livres Hebdo, plus ceux dont le lien figure directement ci-dessus.